Review By WETA,September 2012
This new release on the ATMA Classiques label is a performance by Montréal Baroque of a project by the late American oboist and musicologist Bruce Haynes. In his words, “…these concertos are not meant as serious reconstructions, merely as speculative trials to demonstrate the possibilities for instrumental treatment of Bach’s rich fund of musical inventions contained in the cantatas and other vocal works.” When Haynes conceived these sequels, he chose six cantatas and transcribed vocal lines for the same instrument groups Bach used in the original Brandenburg Concertos. In May 2011, having orchestrated three of them, Haynes died unexpectedly during a surgical procedure. His widow, cellist Susie Napper, finished the project, and was the artistic director for this recording, produced during the 2011 Montréal Baroque Festival. © 2012 WETA Read complete review
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Review By Christophe Huss, ClassicsTodayFrance.com,September 2012
La chose peut faire hurler ou plutôt amuser. En tous cas, il s’agit d’un jeu d’esprit d’un érudit et non d’une usurpation pour faire des gros sous.
Bruce Haynes était un hautboïste musicologue, mari, à la ville, de Susie Napper, professeur et gambiste des Voix humaines. Sa connaissance de Bach était encyclopédique. Haynes est parti du principe que Bach puisa certains mouvements de cantates dans des concertos et que maints concertos étant perdus, on pourrait s’amuser à en «reconstituer» ou recréer, en allant chercher dans le corpus des cantates les mouvements qui semblent les plus concertants. Il est dommage qu’il n’ait pu voir le fruit de son travail; il est décédé quelques semaines avant la création.
L’orchestration est arbitrairement calquée sur le schéma des six premiers: le 7e fait la part belle à l’éclat des trompettes, le 8e met en valeur quatre solistes, le 9e (sur le modèle du 3e) est écrit pour cordes, le 10e pour quatre flûtes à bec, le 11e pour hautbois et clavecin et le 12e pour violes et violoncelles.
Le projet est très malin, car il entraîne forcément la curiosité. Il est souvent réussi, notamment le triptyque 9–10–11, même si l’impeccable 9e n’a pas la fièvre du 3e Brandebourgeois. Le Finale du 10e est funambulesque. Le 11e est davantage un concerto de soliste (hautbois et clavecin en alternance) que les Brandebourgeois habituels, mais il est très attachant.
Le 8e est marqué par les solos de son mouvement lent et par un efficace Finale; le 7e par un adagio sans doute à remplacer dans le cadre d’une éventuelle révision. Quant au 12e, on comprend qu’il soit dédié à Susie Napper, mais le quatuor de deux violoncelles et deux violes oppose un son éteint à une musique de lumière, notamment celle de la Cantate BWV 18.
Ce nouveau cycle, intéressant, futé et défendu avec engagement aurait pu s’affranchir du modèle pour finir avec plus d’éclat. © 2012 ClassicsTodayFrance.com
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Review By WQXR (New York),May 2012
The Bande Montréal Baroque presents all six [Brandenburg] concertos, each with a different configuration. The concertos are numbered seven to 12 and are structurally modeled after the six originals. Horn, trumpet, oboe and recorders all make appearances. The first features prominent solo trumpet lines. The bouncy third, for strings, omits the middle movement just as the original does.
The most interesting of the batch may be Concerto No. 11 for oboe, harpsichord, strings and bass continuo, which features lively virtuosic turns for oboist Matthew Jennejohn and harpsichordist Erin Helyard.
The performances, conducted by Eric Milnes, are appropriately zesty and without a whiff of mustiness, as they should be. © 2012 WQXR (New York) Read complete review
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