Review By C. Michael Porter,Choral Journal,November 2012
This recording accurately conveys Lancino’s angst and conflicting vision of death through both a stellar performance and transparent recording engineering. Although a composition of this style may be trying to modern listeners, Inbal’s direction provides the necessary drive and, subsequently, emotional release found in Lancino’s work; at no point did this reviewer perceive stasis in the musical momentum. The result is a recording that draws the listener into the dramatically rich libretto by providing precise and moving musical moments. Moreover, special commendations go to Inbal and chorusmaster Brauer for their ability to draw clear harmonic and melodic transparency from a difficult and dense score; one that could easily have produced a muddied performance if it were not in the hands of skilled interpreters. © 2012 Choral Journal
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Review By C. Michael Porter,Choral Journal,November 2012
Cet enregistrement transmet avec justesse l’angoisse de Lancino ainsi que sa vision conflictuelle de la mort, grâce à une exécution éblouissante d’une part et de l’autre une transparence rendue par la technique d’enregistrement. Quoique l’écoute d’une œuvre de ce type puisse paraître ardue à un auditeur actuel, la direction de Inbal fournit l’énergie nécessaire, et, cela en découle, libère l’émotion qui est contenue dans l’œuvre de Lancino. À aucun moment celui qui écrit ces lignes n’a perçu de ralentissement dans le flot musical. Le résultat est un enregistrement qui entraîne l’auditeur vers un livret riche en moments dramatiques en offrant des passages musicaux justes et émouvants. J’ajoute que des éloges spéciales vont à Inbal et au chef de chœur Brauer pour leur capacité à faire ressortir avec clarté la transparence harmonique et mélodique de cette partition difficile et dense ; il eût été aisé de produire une exécution pâteuse, n’eût-elle pas été placée entre les mains d’interprètes aussi experts. © 2012 Choral Journal
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Review By Fernando Remiro,Ritmo,April 2012
Escribir un Requiem es un desafío al Rex tremendae maiestatis, un combate ciego con la música como única vela, que intenta retorcer con su temblor las marmóreas palabras de la liturgia. Thierry Lancino redobla el desafío haciendo girar el suyo sobre la Sibila de Ovidio (teste David cum Sybilla), que teniendo la inmortalidad busca la muerte, en el mayor acto de hybris imaginable. Y en el choque, en el eco del grito, la música dibuja la medida de lo humano, en una partitura de ricas resonancias (desde Messiaen a Saariaho, la percusión oriental y las cuerdas de sabor mediterráneo) que desvelan a un Dios matemático y cabalístico en el Mors stupebit, violento y tenebroso en el Dies Irae, y majestuoso y cegador en el escalofriante Sanctus. La intimidad del Ingemisco, sin embargo, insinúa la soledad sorda de toda plegaria humana. Fuera del texto tradicional, Pascal Quignard (Tous les matins du monde) aporta un libretto francés interesante aunque algo enfático y barroco, que Lancino asume con una escritura vocal delicada e inteligente. La grabación, directo de 2010 en la Sala Pleyel, cuenta con cuatro eficaces solistas (en especial una excelente Grant Murphy) y con los brillantes coro y orquesta de Radio France, dirigidos por un entusiasta Inbal, casi quinto personaje vocal de este desafiante Requiem. © 2012 Ritmo
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Review By Fernando Remiro,Ritmo,April 2012
Writing a Requien is a challenge “à la” Rex Tremendae Maiestatis. It is a blind battle which attempts to twist words of marble (the liturgy) with one’s own quake, holding music as the only candle. Thierry Lancino takes on this challenge, making his Requiem revolve around Ovid’s Sibila (teste David cum Sybilla) who, having immortality, seeks death in the greatest act of imaginable hubris. And in the crash, in the echo of a scream, the music sketches the measure of that which is human. It is a score rich in resonance (from Messiaen to Saariaho, oriental percussion and strings of Mediterranean flavor) which reveals a mathematical and cabalistic God in the “Mors Stupebit”, violent and sinister in the “Dies Irae”, and majestic and dazzling in the chilling “Sanctus”. The intimacy of the “Ingemisco”, however, insinuates the muted solitude of all human prayer. Beyond the traditional text, Pascal Quignard (“Tous les matins du monde”) provides an interesting French libretto, although somewhat emphatic and baroque, which Lancino takes on with delicate and intelligent vocal writing. The recording, straight from the 2010 performance at the Pleyel Hall, boasts four very efficient soloists (especially an excellent Grant Murphy) and the brilliant chorus and orchestra of Radio France, under the baton of an enthusiastic Inbal.
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Review By Fernando Remiro,Ritmo,April 2012
Ecrire un Requiem est un défi « à la » Rex Tremendae Maiestatis. C’est une combat aveugle qui tente de tordre des mots de marbre (la liturgie) avec son propre tremblement, en tenant la musique comme unique chandelle. Thierry Lancino relève ce défi, en centrant son Requiem sur la Sibylle d’Ovide (teste David cum Sybilla), qui, après avoir obtenu l’immortalité, cherche la mort, dans un des plus grands actes de désespoir imaginable. Et, dans cette explosion, tel l’écho d’un cri, la musique en donne une dimension humaine. C’est une partition riche en résonance (de Messiaen à Saariaho, percussions orientales et cordes aux parfums méditerranéens) qui révèle un Dieu mathématique et cabalistique dans le « Mors Stupebit », violent et sinistre dans le « Dies Irae », majestueux et aveuglant dans un « Sanctus » qui donne le frisson. L’intimité dans laquelle nous place le « Ingemisco », cependant, amène à penser que toute prière maintient l’homme dans une solitude muette. Au-delà du texte traditionnel, Pascal Quignard (« Tous les matins du monde ») fournit un livret Français intéressant, quoique parfois emphatique et baroque, que Lancino traite avec délicatesse et intelligence dans son écriture vocale. L’enregistrement, réalisé directement lors de l’exécution en 2010 à la salle Pleyel, affiche avec fierté quatre solistes d’une grande efficacité (particulièrement l’excellente Grant Murphy) ainsi qu’un chœur et un orchestre brillants , sous la direction enthousiaste de Inbal.
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Review By Russell Platt,The New Yorker,March 2012
recorded with commitment by Eliahu Inbal and the Chorus and Philharmonic Orchestra of Radio France (Naxos); it’s a deeply institutional piece, a kind of compositional grand projet that shows off the new musical eclecticism of the French establishment. © 2012 The New Yorker
Review By Lawrence Schenbeck,PS Tracks,March 2012
Viscerally exciting, and extremely well-crafted. The “Sanctus” demonstrates Lancino’s masterful use of textures and sonorities, à la Penderecki.
Conductor Eliahu Inbal’s soloists, especially mezzo Nora Gubisch (the Sibyl), sing passionately and well; orchestra and chorus deliver the goods also. And the multichannel mix is quite good, really helping unclot the big sounds in this big piece. © 2012 PS Tracks Read complete review
Review By Philip Greenfield,American Record Guide,March 2012
Lancino’s idiom is dark, bleak, and unremittingly intense. Moments of repose are few—and tinged with sadness when they do occur. Lancino shows a deft touch for orchestration when he wants his instruments to do something special.
Lancino is a master at terracing his dramatic effects. Just listen to the hair-raising entrance by the soprano section at ‘Kyrie eleison’. It proceeds out of the Sibyl’s cries for death, and the combined voices wind up sounding like the shrieking of harpies out for blood. The effect is electrifying. The ‘Dies Irae’ explodes in cataclysmic crescendos redolent of Verdi and Berlioz, with jagged syncopations adding even more terror to the shocking predictions of the liturgy.
This singing, playing, and engineering are extraordinary in all respects…it wouldn’t surprise me if visual elements could turn this into an even more devastating experience than it already is. © 2012 American Record Guide Read complete review on American Record Guide
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Review By Philip Greenfield,American Record Guide,March 2012
Le langage de Thierry Lancino est sombre, austère et implacablement intense. Les moments de repos sont peu nombreux—et, lorsqu’ils arrivent, sont teintés de tristesse. Lancino démontre un savoir-faire habile dans l’orchestration lorsqu’il veut donner un rôle particulier à ses instruments.
C’est en maître que Lancino organise ses effets en terrasses. Écoutez simplement l’entrée du pupitre des sopranos dans le “Kyrie eleison” : c’est à vous faire proprement dresser les cheveux sur la tête ! Ces voix naissent des cris de la Sibylle qui implore la mort, et s’accumulent tels des hurlements de harpies assoiffées de sang. L’effet est galvanisant. Les crescendos successifs du “Dies Irae” donnent naissance à des suites d’explosions cataclysmiques, évoquant Verdi et Berlioz, avec des syncopes irrégulières qui ajoutent encore davantage de terreur aux atroces prédictions de la liturgie.
Les voix et l’orchestre, ainsi que la qualité technique de l’enregistrement, sont de tout point de vue extraordinaires… Je ne serais pas surpris si l’adjonction d’éléments visuels ne rendait pas cette œuvre encore plus dévastatrice qu’elle ne l’est déjà. © 2012 American Record Guide
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Review By Michaël Sebaoun,Classica,March 2012
Le Requiem du compositeur français Thierry Lancino est une commande de Radio France, de la Fondation Koussevitzky pour la Musique et du ministère français de la Culture. Il fut créé à la salle Pleyel le 8 janvier 2010. Le compositeur découvre une présence païenne au sein du texte liturgique de la messe des morts : “Jour de colère … comme l’ont prédit David et la Sibylle”. Lancino souhaite alors instaurer un dialogue entre la Sibylle païenne et le David biblique, et demande à l’écrivain Pascal Quignard d’écrire un livret (Éditions Galilée) en français, qui sera mêlé avec des oracles grecs et les versets liturgiques. L’œuvre de Lancino repose sur ce paradoxe : “Alors que David implore la vie éternelle, la Sibylle réclame le néant” (Ben Finane). Et Quignard ajoute : “Face au souhait de vie éternelle, le désir de mourir […]. Laisser face à face ces deux désirs. Ces deux douleurs […] Ce Requiem ne choisit pas : continuer immortellement, finir à jamais, latin, grec, David, Sibylle”. Et c’est ce qui singularise si profondément ce Requiem à l’égard de tous les autres, confie encore l’écrivain. Le Requiem de Thierry Lancino, cela a été très remarqué dès sa création, balaie un “vaste champ esthétique”, sans être pour autant une œuvre poly stylistique.
Dissonances extrêmes, métalliques, ligetiennes, qui basculent vers une grande souplesse mélodique (Prologue), cris d’angoisse et cordes stridentes (Kyrie), échos de Verdi (Dies Irae), dépouillement extrême, ambitus étouffé (soprano d’Ingemisco), émotion poignante (LacrimosaI). Une tension obsessionnelle, sombre,assure l’unité de l’œuvre, effective dans l’orchestre monumental ou dans le registre de l’intime. Ce très beau Requiem, l’Orchestre philharmonique de Radio France, dirigé par Eliahu Inbal, en fait, selon les vœux du compositeur, “une fresque épique”.
À posséder.
[Très bonne prise de son de concert] © 2012 Classica
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